Paris, le 18 septembre 2026. Alors que les premières indemnisations sécheresse sont attendues rapidement, la FNAB constate trop souvent l’absence des bios dans la construction des critères d’attribution du fonds de réarmement. Pourtant, ce fonds sera particulièrement important pour les fermes bios qui sont globalement moins bien assurées. La FNAB alerte aussi sur la situation du maraîchage diversifié, majoritairement installée en bio, qui doit avoir un accès prioritaire au fonds.
Des agriculteurs bios “oubliés” par les préfets, pas par la sécheresse
Une enquête menée par la FNAB et ses groupements fin août montre que les agriculteurs et agricultrices biologiques ont subi des pertes de production importantes avec des impacts sur la durée. Les pertes les plus lourdes sont recensées sur les filières légumes, arboriculture et certaines productions céréalières avec des pertes totales de récolte sur certains produits.
“ On a transmis aux préfectures nos bilans d’impacts fin août, mais on a “oublié” de nous inviter aux discussions dans de nombreux départements, c’est fâcheux quand-même d’oublier 17% des fermes françaises ” commente Olivier Chaloche, co-président de la FNAB.
La FNAB demande à ce que les bios soient réintégrés dans les discussions du plan CASI dans tous les départements.
Le maraîchage diversifié, une filière à hauts risques
22% des fermes biologiques produisent des légumes, une large majorité le faisant en maraîchage diversifié. Comme le relevait la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale en janvier 2026[1], certaines filières comme le maraîchage ont du mal à s’assurer, encore plus les fermes de petite taille, ce qui est le cas des maraîchers diversifiés.
“Pour manger 20% de fruits et légumes bio par jour, il faut des fermes bio qui les produisent, or la sécheresse a été très dure physiquement, moralement et financièrement pour tous mais surtout pour les maraîchers” poursuit Olivier Chaloche.
La FNAB demande que le maraîchage diversifié soit prioritaire dans l’accès au fonds de réarmement et que les surfaces agricoles couvertes par une assurance multirisques climatiques restent sur l’ISN pour ne pas vider les enveloppes.
[1] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/documents/cion-eco/l17n54172150_document.pdf


