Les épisodes de sécheresse et de canicule se multiplient et les maraîchers, éleveurs et céréaliers bio du Grand Est en subissent eux aussi leurs conséquences : rendements en baisse, manque de fourrage, tensions sur l’eau, conditions de travail de plus en plus difficiles.
Les agriculteurs bio refusent la résignation, leur mode de production a peu d’impact sur le réchauffement climatique mais ils subissent les conséquences comme tous leurs collègues agriculteurs.
Chaque jour, ils adaptent leurs pratiques pour préserver leur outil de travail, renforcer la résilience de leurs fermes et contribuer à une transition agricole capable de répondre aux défis climatiques.
S’adapter au changement climatique grâce au vivant
Face aux aléas climatiques, les fermes bio développent depuis des années des solutions basées sur le fonctionnement naturel des écosystèmes.
Partout sur le territoire, les agriculteurs bio plantent des haies et des arbres, développent l’agroforesterie, améliorent la fertilité et la capacité de rétention en eau des sols, expérimentent l’hydrologie régénérative* et diversifient leurs productions.
Ces solutions ne feront pas tomber la pluie, mais elles contribuent à mieux infiltrer et stocker l’eau, à limiter les effets des fortes chaleurs et à renforcer la résilience des exploitations.
Soutenir les fermes qui investissent dans l’avenir
Ces adaptations nécessitent du temps, des compétences et des investissements importants.
Alors que les agriculteurs bio démontrent chaque jour leur capacité à innover et à construire des systèmes plus robustes, ils ont besoin d’un environnement politique et économique cohérent avec les enjeux climatiques.
Dans ce contexte, les orientations adoptées par le Sénat sur la gestion de l’eau pour la Loi d’Urgence Agricole interrogent.
Notre réseau alerte sur le risque d’un affaiblissement de la gouvernance de l’eau et sur des choix qui relèvent davantage de la mal-adaptation que de l’anticipation des conséquences du changement climatique.
À l’heure où les canicules se répètent, la priorité devrait être d’accompagner les pratiques qui préservent durablement les ressources naturelles et renforcent la résilience des territoires.
Contact presse :
Jérémy DITNER, Président de Bio en Grand Est :
06 74 75 88 64 / jeremy.ditner@biograndest.org
*En savoir plus l’Hydrologie Régénérative : [biograndest.org]


