CP FNAB : Souveraineté alimentaire, la bio invisibilisée

CP FNAB : Souveraineté alimentaire, la bio invisibilisée
CP FNAB : Souveraineté alimentaire, la bio invisibilisée

Paris, le 29 avril 2026. Alors que se lancent un peu partout les conférences régionales de la souveraineté alimentaire, dont les objectifs sont explicitement cités dans la loi d’urgence agricole, le cadrage des travaux issus du ministère de l’agriculture écarte l’agriculture biologique. La FNAB a pourtant participé à l’ensemble des groupes nationaux et apporté des contributions écrites. Le code rural fixe l’objectif de 21% de surfaces bio en 2030 mais aucun objectif de production n’est retenu pour la bio dans les synthèses nationales par filière. La FNAB demande la réintégration de la Bio dans les objectifs des conférences souveraineté régionales.

 

Des États généraux de l’alimentation à la loi d’urgence agricole, il faut garder un cap cohérent

En 2017 les Etats généraux de l’alimentation avaient mis la montée en gamme des filières au cœur des débats sur l’avenir de l’agriculture française. Moins de 10 ans plus tard, l’approche du ministère de l’agriculture semble exclusivement centrée sur la quantité alors que la qualité de notre alimentation est indissociable de l’idée même de souveraineté alimentaire. L’agriculture biologique est présente dans tous les plans stratégiques nationaux, elle répond aux grandes problématiques de santé publique posées par le modèle agricole, elle a donc toute sa place dans les travaux sur la souveraineté alimentaire.

 » Exclure la bio des objectifs de la souveraineté alimentaire est une maladresse, nous avons les mêmes enjeux de production que les autres et nous aussi, nous avons besoin de perspectives. «  explique Olivier Chaloche, co-président de la FNAB.

 

Relocaliser la production agricole ne peut pas se faire sans une réflexion sur le mode de production

A l’heure de la stagnation généralisée des rendements, « produire » ne peut pas être un mantra politique détaché de la réalité agronomique et sociétale. Relocaliser la production ne doit pas vouloir dire relocaliser les problèmes liés à la production.

 » Si l’idée de la souveraineté, c’est juste plus de poulaillers industriels, plus de pesticides et plus d’engrais de synthèse, on aura clairement raté le coche. On voit bien que le système craque de partout et qu’on ne peut pas faire l’économie d’un travail sur le type d’agriculture qu’on veut relocaliser.  » continue Olivier Chaloche, producteur de céréales bio dans le Loiret.

La guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz rappellent d’ailleurs à la France agricole sa dépendance au gaz importé. Ces conférences sur la souveraineté devraient être l’occasion de réfléchir honnêtement la robustesse de nos systèmes sur le plan des limites physiques des sols et de notre environnement.

 » La France fait face à des défis majeurs en matière d’autonomie, de résilience et de santé environnementale. En agriculture biologique, on apporte des solutions concrètes à tous ces sujets. Ces conférences régionales doivent être l’occasion de penser un système agricole durable.  » conclut Olivier Chaloche.

 

La FNAB demande à ce que les agriculteur·ices biologiques soient invité·es à l’ensemble des ateliers souveraineté en région et souhaite que des objectifs bio soient identifiés pour chacune des filières.

 

Contacts presse :

Olivier Chaloche : 06 38 55 80 11