CP FNAB : Une reprise de la consommation insuffisante pour relancer la Bio

CP FNAB : Une reprise de la consommation insuffisante pour relancer la Bio
CP FNAB : Une reprise de la consommation insuffisante pour relancer la Bio

Paris, le 16 juin 2026. Selon les chiffres publiés ce jour par l’Agence Bio, les ventes de produits bio sont en croissance dans tous les circuits de distribution. Une bonne nouvelle qui ne suffit pourtant pas à faire repartir les conversions. Les surfaces bio baissent pour la troisième année consécutive, pire, le nombre de fermes bio recule pour la première fois.

L’incitation économique à produire en bio n’a jamais été aussi faible

On le sait, la santé économique des fermes bio repose sur trois éléments : la réduction des charges ; des prix plus rémunérateurs qu’en conventionnel et des aides incitatives.

Depuis 2022 ces trois facteurs se sont dégradés. Les charges ont augmenté avec l’inflation, les prix aux producteurs ont baissé ou la différence avec le conventionnel s’est réduite ; et le soutien public s’est érodé.

Ces dernières années le marché a fait le yoyo, les producteurs bio y ont perdu au change, finalement la seule chose qui ne change pas c’est le prix final payé par le consommateur ” déplore Loïc Madeline, co-président de la FNAB.

La Bio française menacée à moyen terme

Mis à part quelques cas isolés, l’agriculture biologique n’est plus attractive pour les agriculteurs et agricultrices. Si pour le moment le taux d’importations de produits bio n’augmente pas, il faut que la reprise du marché se fasse au profit des filières françaises.

Pour inciter les agriculteurs à se convertir, il faut leur donner de la stabilité, de la reconnaissance et de la visibilité économique “ conclut Loïc Madeline.

 

La FNAB demande :

  • La hausse de l’écorégime bio avec les reliquats de la conversion. La commission européenne venant de réouvrir cette possibilité
  • Le maintien dans la durée du financement des campagnes de communication “C’est Bio la France” et leur déclinaison par l’ensemble des interprofessions
  • Une vraie application d’Egalim dans les filières biologiques avec des indicateurs de coûts de production dans chaque filière et une obligation d’en tenir compte dans la fixation des prix d’achats