Des produits bio pour préserver le Grand Hamster d’Alsace

Des produits bio pour préserver le Grand Hamster d’Alsace
Des produits bio pour préserver le Grand Hamster d’Alsace

Des produits bio pour préserver le Grand Hamster d’Alsace

Préserver le Grand Hamster d’Alsace et la biodiversité de la plaine en soutenant des pratiques vertueuses au champ et en intégrant les acteurs de la chaîne alimentaire jusqu’à votre assiette et jusqu’à votre verre, c’est un des paris du Plan National d’Actions * (PNA) 2019-2028 en faveur du hamster commun et de la biodiversité de la plaine d’Alsace. Que les consommateurs deviennent des gardiens de la biodiversité en consommant ces produits aux multiples qualités : 100% bio et locaux et pour la préservation de la biodiv’! 

Egérie des plaines alsaciennes, le Grand Hamster d’Alsace est une espèce dite parapluie, indicatrice de la qualité du milieu. Quand on le protège, on sait qu’on protège aussi toutes les espèces qui partagent les mêmes exigences écologiques que lui.

Les bières bio Grand Hamster

Pour la 4ème saison consécutive, les bières Grand Hamster sortent du terrier et sont portées par un collectif de 8 brasseries artisanales bio d’Alsace et des Vosges.

Du Nord au Sud de l’Alsace : la brasserie Blessing à Waldhambach, la brasserie Bendorf au Neudorf, la brasserie La Narcose à Scharrarbergheim-Irmstett, la brasserie l’Altruiste à Scherwiller, la brasserie du Grillen à Colmar, la brasserie S’Humpaloch à Lautenbach et la brasserie d’Emile à Guebwiller.

Et en traversant les jolies montagnes, on arrive dans les Vosges avec la brasserie de l’Opercule à Senones.

Du champ à la chope

L’orge brassicole bio Amistar a été cultivée dans la Zone de Protection Statique Nord de l’EARL Ferme Humann à Ernolsheim sur Bruche. Après le passage de la moissonneuse-batteuse et les analyses technologiques réalisées, le stockage des grains a été réalisé à la ferme en attendant notamment de vérifier si les tests de germination étaient concluant pour acheminer l’orge en malterie.

En janvier 2026, l’orge brassicole bio a été transportée à Maltala, 1ère malterie artisanale bio pour deux batchs à façon : cette technique permet d’identifier des lots et assure une traçabilité parfaite du champ au malt. 16T ont été maltées, les sacs de 20 kg de Pilsen ont été récupérés ensuite par les chef.f.es artisans brasseurs. Une partie de cette orge sert à réaliser les brassins « Grand Hamster », le reste est utilisé tout au long de l’année par l’ajout de malt Hamster dans leurs autres brassins : un engagement de plus pour renforcer leur soutien à la biodiversité : c’est l’engagement N°8 de la Charte portée par le collectif.

Pour réaliser leur recette, chaque brasserie a sélectionné des houblons bio alsaciens auprès de Hop France qui commercialise 10 houblons aromatiques aux différentes notes épicée, herbacée, boisée ou fruitée ; l’Alsace étant la 1ère région productrice de houblons bio en France.

Quelques semaines plus tard, et après plusieurs étapes, les brassins sont prêts !

Une soirée festive avec dégustation et papotages avec les chef.f.es artisans brasseurs et tous les maillons du champ à la chope aura lieu le 30 avril 2026 à la brasserie l’Altruiste de 18h00 à 23h30.

Plus d’informations

Où trouver les bières Grand Hamster ?

Retrouvez ces bières dans les lieux de vente traditionnels de vos brasseurs préférés. Accéder à la carte

Télécharger le flyer de présentation des bières artisanales Grand Hamster ICI

Télécharger le dossier presse 2026 (6 pages) ICI

Télécharger le dossier presse complet 2026 ICI

Télécharger le communiqué de presse de la soirée de lancement 2026 ICI

 

L’abus d’alcool est dangereux pour votre santé.  A consommer avec modération. www.mangerbouger.fr 

 

Préserver le Grand Hamster d’Alsace (GHA) et la biodiversité de la plaine

En France, le hamster commun, appelé aussi Cricetus cricetus, n’est présent qu’en Alsace où il vit à l’état sauvage depuis plus de 12 000 ans. Inféodées aux plaines céréalières, les populations de hamster ont peu à peu disparu du territoire (piégeage, fragmentation des habitats, simplification de son régime alimentaire lié à la non-diversification des cultures, dérèglement climatique, etc.), alors qu’elles étaient abondantes dans les années 1970. Le hamster commun a atteint le statut d’espèce protégée en France en 1993 et celui d’espèce « en danger critique d’extinction » en juillet 2020 suite à son classement sur la « liste rouge » par l’Union Internationale de la Protection de la Nature (UICN).
Protéger le hamster commun est une nécessité. En effet, on dit que c’est une espèce « sentinelle » ou « parapluie » : c’est-à-dire que lorsque l’on met en place des pratiques agricoles qui favorisent le hamster commun, on sait que cela profite aussi aux alouettes, aux perdrix, aux lièvres, aux faisans, aux carabes, aux lombrics, aux plantes sauvages, etc.  Sa présence est donc un bon indicateur de la biodiversité de la plaine d’Alsace. Protéger le Hamster, c’est protéger aussi une partie de la faune et de la flore sauvage locale ! et les nombreux services écosystémiques qu’elle rend à la société.
Protéger, signifie refuser sa disparition. Protéger, implique donc de porter des actions qui contribuent à rendre son habitat agricole plus favorable mais aussi à l’ensemble de la biodiversité de la plaine qui partage les mêmes exigences écologiques que lui.

Quelques chiffres clés : dans les années 1972, on croisait Cricetus cricetus dans 329 communes en Alsace. En 2010, dans seulement 26 communes sur 2 500 ha.  Pour sauver cette espèce, il faudrait atteindre 1 500 terriers de Hamster sur 600 ha d’habitats continu. En 2025, les comptages réalisés par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) dénombrent 557 terriers sur 3 521 hectares de cultures favorables en Alsace. Depuis 2016, et malgré des fluctuations interannuelles, une tendance d’évolution à la hausse du nombre de terriers se dessinait jusqu’en 2024 lorsqu’on observe la courbe. Les actions de préservation et d’amélioration du milieu demeurent nécessaires afin d’atteindre l’objectif d’une population viable du Grand Hamster (15 000 individus sur 600 ha d’habitat d’un seul tenant). (Source : 2025, octobre. Communiqué de Presse DREAL Grand Est/OFB). Il est donc nécessaire de renforcer les actions pour le préserver. C’est l’objet du Plan National d’Actions en faveur du hamster commun (Cricetus cricetus) et de la biodiversité de la plaine d’Alsace (2019-2028). 

« Vous avez dit Cochon de seigle ?!»

Tout connaître du projet en une image !

Les petits surnoms du Grand Hamster d’Alsace :  hamster d’Europe, marmotte de Strasbourg ou encore cochon de seigle, ce qui donne Kornfärle (ou Kornferkle) en Alsacien !

Comment reconnaît-on un GHA ?
Il possède un pelage brun roux sur le dos, noir sur le ventre et il est parsemé de taches blanches sur les flancs. Il mesure entre 20 et 27 cm de long, pèse entre 220 et 460 g et possède une queue courte dénuée de poils.

Comment vit le GHA ?
Pour le préserver et mettre en place des pratiques adaptées sur le terrain, il est nécessaire de comprendre sa biologie, son fonctionnement, ses exigences.
Ce petit rongeur vit dans les plaines agricoles, constituées d’un sol meuble, profond et drainant. Cela lui permet de creuser facilement son terrier qui lui sert d’habitat pour hiberner, se protéger des prédateurs, nourrir ses petits, etc.
Femelles et mâles ne se côtoient que pour l’accouplement pendant la période de reproduction qui va de mars-avril à août-septembre. Les mâles émergent un peu avant les femelles de leur période d’hibernation. Ils partent alors à la recherche d’une partenaire et peuvent s’accoupler avec plusieurs d’entre elles. La gestation dure une vingtaine de jours, puis la femelle met bas dans son terrier. Une portée se compose en moyenne de 5 à 7 petits (en baisse par rapport à il y a 20 ans). Les petits naissent nus et aveugles et ne mesurent pas plus de 5 cm. Au bout de trois semaines, les jeunes sont sevrés, et à l’âge d’un mois ils sont soit chassés par leur mère, soit celle-ci les quitte pour se construire un nid plus loin et potentiellement refaire une portée. Vers 2-3 mois, les jeunes atteignent leur maturité sexuelle.
Globalement, le hamster commun hiberne de septembre -octobre à mars-avril, où il consomme notamment les réserves qu’il a accumulé dans son terrier pour passer l’hiver. Il est omnivore et se nourri principalement des aliments d’origine végétale tel que le blé, la luzerne, l’orge, les graines, les coquelicots, etc. (80 à 85%). Le reste de son alimentation est composée d’insectes, de vers de terre et de petits rongeurs (campagnols par exemple). Il est donc nécessaire, par rapport à son cycle de vie en plaine, que les cultures soient diversifiées, qu’elles ne soient pas toutes semées et récoltées en même temps pour que le hamster ait un refuge continu et de quoi se nourrir avant son hibernation.

 

Les efforts volontaires des agriculteurs pour la biodiversité

La Chambre d’agriculture d’Alsace anime depuis 2013, en collaboration avec les services de l’Etat (OFB, DDT, DREAL) , l’association Agriculteurs et Faune Sauvage Alsace, et des compensateurs privés et publics, des mesures visant à améliorer l’habitat du hamster en établissant un maillage de cultures favorables diversifiées, et de petites surfaces de céréales à paille non récoltées gérées par un groupe d’agriculteurs volontaires.  

En parallèle, des mesures collectives ainsi que les mesures plus intensives pouvant être mises en œuvre sur des surfaces d’une dizaine d’hectares, sont proposées aux agriculteurs au titre des mesures compensatoires environnementales, gérées par la Chambre d’Agriculture et l’AFSAL. 

(Source : https://alsace.chambres-agriculture.fr/sinformer/agriculture-et-territoires/biodiversite/proteger-le-hamster

A l’origine

L’EARL Francis Humann à Ernolsheim–sur-Bruche fait partie des fermes engagées collectivement dans ces pratiques qui œuvrent à la protection du Grand Hamster d’Alsace. Engagée en bio depuis 2015, la ferme sur 40 ha produit des céréales (blé tendre d’hiver, orge brassicole d’hiver), des oléagineux (colza), des fourrages (luzerne, prairies permanentes), des volailles de chair (poulet et volailles festives). Du sarrasin peut être produit en dérobé et des couverts végétaux sont implantés pendant la saison d’interculture. L’EARL Humann a notamment initié la création des filières biologiques contribuant à la préservation du Grand Hamster d’Alsace et la biodiversité de la plaine : pour cette saison, les produits que vous consommez sont fabriqués à partir des céréales biologiques qui ont été récoltées sur cette ferme. 

 

Un Groupement d’intérêt Économique pour assurer la gouvernance des filières

Afin d’obtenir une gouvernance partagée du développement de ces filières innovantes, afin de partager une communication et une identité graphique commune, un Groupement d’Intérêt Économique Grand Hamster d’Alsace a été immatriculé en juillet 2022. Il réunit les membres fondateurs au sein de différents collèges : pour le collège producteur, la Ferme Humann et l’association Agriculteurs et Faune Sauvage Alsace. Pour le collège transformateur, le Moulin Kircher, le Moulin des Moines et Alsace Biscuits Tradition et pour le collège consultant la Chambre d’Agriculture d’Alsace et Bio en Grand Est. L’intégration de nouveaux opérateurs se posera selon l’état de structuration des filières émergentes bio et biodiversité.

(*) Pour enrayer le processus de déclin de l’espèce, deux plans nationaux d’actions successifs (2000-2004) et (2007-2011) en faveur du hamster ont été engagés. Le plan national d’actions pour la période 2012-2016 s’est traduit par la mise en œuvre de mesures agro-environnementales spécifiques (Mesure Hamster_01) afin de développer un maillage de cultures favorables aux hamsters. Enfin, depuis 2023, la nouvelle mesure collective Hamster 02 (Aide d’Etat, cf. cahier des charges en annexe 4), plus ambitieuse est en cours.

 

Projet financé dans le cadre du PNA 2019-2028 avec le soutien de la DREAL Grand Est, pour la saison 2025-2026.