Des produits bio pour préserver le Grand Hamster d’Alsace

Des produits bio pour préserver le Grand Hamster d’Alsace
Des produits bio pour préserver le Grand Hamster d’Alsace

Cette farine, ces biscuits et granolas allient agriculture biologique et préservation de la biodiversité de la plaine d’Alsace.

Par votre achat, vous soutenez des pratiques vertueuses  pour le Grand Hamster d’Alsace et la création d’une des premières filière bio et biodiversité de France !

Merci pour votre soutien ! Et bonnes confections et dégustations ! 

Tout connaître du projet en une image !

Préserver le Grand Hamster d’Alsace

En France, le hamster commun, appelé aussi Cricetus cricetus, n’est présent qu’en Alsace où il vit à l’état sauvage depuis plus de 12 000 ans. Inféodées aux plaines céréalières, les populations de hamster ont peu à peu disparu du territoire (piégeage, fragmentation des habitats, simplification de son régime alimentaire lié à la non-diversification des cultures, dérèglement climatique, etc.), alors qu’elles étaient abondantes dans les années 1970. Le hamster commun a atteint le statut d’espèce protégée en France en 1993 et celui d’espèce « en danger critique d’extinction » en juillet 2020 suite à son classement sur la « liste rouge » par l’Union Internationale de la Protection de la Nature (UICN).

Quelques chiffres clés : dans les années 1972, on croisait Cricetus cricetus dans 329 communes en Alsace. En 2010, dans seulement 26 communes sur 2 500 ha.  Pour sauver cette espèce, il faudrait atteindre 1 500 terriers de Hamster sur 600 ha d’habitats continu. En 2019, nous étions à 745 terriers, en 2021, à 488. Il est donc plus que jamais nécessaire de renforcer les actions pour le préserver. C’est l’objet du Plan National d’Actions en faveur du hamster commun (Cricetus cricetus) de de la biodiversité de la plaine d’Alsace (2019-2028).

Protéger, signifie refuser sa disparition. Protéger, implique donc de porter des actions qui contribuent notamment à rendre son habitat agricole plus favorable mais aussi à l’ensemble de la biodiversité de plaine (faune et flore sauvage) qui partagent les mêmes exigences écologiques que lui. On dit que c’est une espèce « sentinelle » ou « parapluie » : c’est-à-dire que lorsque l’on met en place des pratiques agricoles qui favorisent le hamster commun, on sait que cela profite aussi aux alouettes, aux perdrix, aux lièvres, aux faisans, aux carabes, aux lombrics, aux plantes sauvages, etc.  Sa présence est donc un bon indicateur de la biodiversité de la plaine d’Alsace ! Protéger le Hamster, c’est donc protéger une partie de la faune et de la flore sauvage locale ! ET les nombreux services écosystémiques qu’elle rend à la société.

 

Il est sympa le GHA!

Les petits surnoms du Grand Hamster d’Alsace (GHA) :  hamster d’Europe, marmotte de Strasbourg ou encore cochon de seigle, ce qui donne Kornfärle (ou Kornferkle) en Alsacien !

Comment reconnaît-on un GHA ? Il possède un pelage brun roux sur le dos, noir sur le ventre et il est parsemé de taches blanches sur les flancs. Il mesure entre 20 et 27 cm de long, pèse entre 220 et 460 g et possède une queue courte dénuée de poils.

Pour le préserver et mettre en place des pratiques adaptées sur le terrain, il faut bien sûr comprendre sa biologie, son fonctionnement, ses exigences.

Ce petit rongeur vit dans les plaines agricoles, constituées d’un sol meuble, profond et drainant. Cela lui permet de creuser facilement son terrier qui lui sert d’habitat pour hiberner, se protéger des prédateurs, nourrir ses petits, etc.

Femelles et mâles ne se côtoient que pour l’accouplement pendant la période de reproduction qui va de mars-avril à août-septembre. Les mâles émergent un peu avant les femelles de leur période d’hibernation. Ils partent alors à la recherche d’une partenaire et peuvent s’accoupler avec plusieurs d’entre elles. La gestation dure une vingtaine de jours, puis la femelle met bas dans son terrier. Une portée se compose en moyenne de 5 à 7 petits (en baisse par rapport à il y a 20 ans). Les petits naissent nus et aveugles et ne mesurent pas plus de 5 cm. Au bout de trois semaines, les jeunes sont sevrés, et à l’âge d’un mois ils sont soit chassés par leur mère, soit celle-ci les quitte pour se construire un nid plus loin et potentiellement refaire une portée. Vers 2-3 mois, les jeunes atteignent leur maturité sexuelle.

Globalement, le hamster commun hiberne de septembre -octobre à mars-avril, où il consomme notamment les réserves qu’il a accumulé dans son terrier pour passer l’hiver. Il est omnivore et se nourri principalement des aliments d’origine végétale tel que le blé, la luzerne, l’orge, les graines, les coquelicots… (80 à 85%). Le reste de son alimentation est composée d’insectes, de vers de terre et de petits rongeurs (campagnols par exemple). Il est donc nécessaire, par rapport à son cycle de vie en plaine, que les cultures soient diversifiées, qu’elles ne soient pas toutes semées et récoltées en même temps pour que le hamster ait un refuge continu et de quoi se nourrir avant son hibernation.

 

Ils soutiennent le projet

  • La Chambre d’agriculture d’Alsace anime depuis 2013, en collaboration avec les services de l’Etat (ONCFS, DDT, DREAL), la Région Grand Est et l’association « Agriculteurs et Faune Sauvage Alsace », des mesures agroenvironnementales (mesure Hamster_01’) visant à améliorer l’habitat en établissant un maillage de cultures favorables et de petites surfaces de céréales à paille non récoltées, sur des territoires de 100 à 500 hectares gérés à travers des groupes d’agriculteurs volontaires. Ces mesures sont proposées au sein des zones de protection statique du hamster. En parallèle, des mesures collectives, ainsi que des mesures plus intensives pouvant être mises en œuvre sur des surfaces d’une dizaine d’hectares, sont proposées aux agriculteurs au titre des mesures compensatoires environnementales. La Chambre d’agriculture et l’AFSAL animent ce volet et assurent le suivi dans la durée.

 

  • L’EARL Francis Humann à Ernolsheim-sur-Bruche fait partie des fermes engagées collectivement dans ces pratiques qui œuvrent à la protection du Grand Hamster d’Alsace. Engagée en bio depuis 2015, la ferme sur 24,89 ha produit des céréales, des légumineuses, des oléagineux, des volailles de chair (poulet et volailles festives). L’EARL Humann a notamment initié la création des filières biologiques contribuant à la préservation du Grand Hamster d’Alsace et la biodiversité de plaine : pour cette saison, les produits que vous consommez sont fabriqués à partir de la farine bio de cette ferme.

 

 

Ces produits bénéficient également de la Marque « Savourez l’Alsace Produit du Terroir » et « Savourez l’Alsace ».
2021, est la première année test avec la sortie des produits. Dès l’année prochaine, d’autres producteurs rejoindront le groupe pour une année de phase test 2 et peut-être…avec la surprise pour vous, de pouvoir déguster d’autres produits !

 

(*) Pour enrayer le processus de déclin de l’espèce, deux plans nationaux d’actions successifs (2000-2004) et (2007-2011) en faveur du hamster ont été engagés. Le plan national d’actions pour la période 2012-2016 s’est traduit par la mise en œuvre de mesures agro-environnementales spécifiques (Mesure Hamster_01) afin de développer un maillage de cultures favorables aux hamsters. Le plan national d’action hamster pour la période 2019-2028 qui a fait l’objet d’une validation par le comité de pilotage et par le Conseil National du Patrimoine Naturel, prolonge ces actions à travers la mise en œuvre d’une nouvelle mesure Hamster_01′ (prime) validé en juin 2018 par la Commission européenne.

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